Du poisson, oui. Mais pas n’importe lequel !
Alors que la surpêche menace beaucoup d’espèces, comment choisir ?
- Tout d’abord, penser à varier autant que possible les espèces que nous consommons: ainsi, nous participons à créer un marché pour les poissons les moins demandés. De même, on allège la pression sur les espèces les plus demandées, souvent menacées par la surpêche. Pour les cuisiner, le site de l’office de promotion des produits de la mer propose quantité de recettes.
- Le WWF a publié un "Conso-guide pour une consommation responsable des produits de la mer". Il classe les espèces en 3 catégories: à privilégier, à consommer avec modération et à éviter (à télécharger sur wwf.fr).
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Le WWF recommande également d’opter pour les produits de pêche labellisés MSC. Le Marine Stewardship Council est une organisation indépendante qui délivre un écoétiquettage pour les pêcheries durables. Il n’existe pour l’heure pas de pêcherie labellisée MSC en France. Depuis 2000, l’élevage de poissons peut être certifié biologique et porter le label AB.
Toutefois, cinq pêcheries françaises ont décidé de postuler en vue de se voir décerner l’écocertification: sardine de Bolince, crustacés de casier, langouste de Corse, coquille Saint-Jacques et langoustine du Golfe de Gascogne.
Comme annoncé lors du Grenelle de l’Environnement, le gouvernement réfléchit à la création d’un écolabel français pour promouvoir une pêche durable. Une étude de faisabilité est en cours… -
Il faut veiller à respecter les périodes de production des poissons. Greenpeace propose un calendrier de ces périodes en fonction des espèces dans son guide "Et ta mer, t’y penses?", disponible en ligne sur http://blog.greenpeace.fr/oceans .
- Acheter des produits de la mer pêchés localement est gage de fraîcheur mais assure aussi un transport limité donc moins d’émission de C02. L’indication de l’origine des produits est souvent vague sur les étiquettes, mais le poissonnier peut parfois vous en dire plus…
Les étiquettes donnent aussi des indications sur la méthode de pêche. Le WWF recommande de favoriser lignes et casiers qui ont un impact moindre sur les autres espèces et sur l’environnement. La pratique du chalutage, qui consiste à traîner un filet qui racle le sol, a causé d’importants dommages. Aujourd’hui, des démarches de progrès sont mises en places dans certaines pêcheries pour éviter ces dégâts. - On croit ne pas toucher à la nature en consommant du poisson d’élevage et nous avons tort. L’aquaculture est souvent pratiquée de façon industrielle, utilisant antibiotiques et désinfectants, par exemple. A cette pollution s’ajoute le fait que pour produire 1kg de poisson d’élevage, il faut entre 3 et 7kg de poisson de sauvage pour produire les farines les nourrissant. On contribue donc à la chute des stocks en mer.
- Et les métaux lourds?
On parle de la concentration de mercure et d’autres métaux lourds dans certains poissons, conséquence de la pollution des océans. C’est surtout dans les grands prédateurs (thon rouge, espadon et saumon sauvage) qu’on en trouve car ils sont en bout de chaîne alimentaire… le mercure s’accumule et ne s’élimine jamais.
source: Metro
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