Le 1er mai il ne restait plus qu’une tradition à la maison, mon père avait oublié toutes ses autres » mauvaises habitudes » poussé par ma mère qui ne comprenait pas qu’on puisse perdre un jour à battre le pavé alors qu’il y avait tant à faire à la maison… L’engagement pour les autres n’avait jamais été son fort.
Chaque 1er mai, mon père, le matin, enfilait sa gabardine et puis il allait discrètement saluer ses anciens camarades et après quelques discutailles, quelques phrases d’espoir à refaire le monde, il leur achetait un brin de muguet et puis il revenait à la maison.
Il revenait avec ces quelques clochettes blanches et les posait sur la table. Les fleurs n’ont jamais été le fort de ma mère… Et pourtant à ces moments-là quand elle rangeait ce petit bout de bouquet de rien, il y avait comme de l’émotion dans ses yeux et à ce moment-là seulement quand elle se retournait pour dire à mon père mon Joseph… la phrase s’arrêtait là, suspendue, aucun reproche ne venait derrière… pour une fois.
Le muguet était pour mon père une fleur qui portait bien des espoirs, trop souvent déçus, comme un petit étendard de ses anciens engagements, mais aussi un rendez-vous avec cette petite émotion qu’il n’aurait manqué pour rien au monde…
Le 1er mai il ne restait plus qu’une tradition à la maison, un brin de muguet porteur de biens des espoirs… Un bien bon 1er mai à vous m’sieurs dames !!!
Last splash in red cocktail
Ingrédients : 1/3 de pineau rosé – 2/3 de jus de grenade – 1 trait de sirop de sucre – quelques gouttes de jus de citron vert
Versez le pineau dans un verre avec quelques glaçons, ajoutez le sirop de sucre, remuez bien. Complétez de jus de grenade et finissez avec quelques gouttes de citron vert.
Mais pourquoi, un jour il faudrait peut-être enlever le verbe espérer au passé des conjugaisons… est-ce que je vous raconte ça…






