Le temps des sucres : boeuf au tamari et à l’érable

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Alors que mes parents m’envoient des photos de France sous la tonnelle qui bourgeonne, en manches courtes, se prélassant sous le doux soleil de Provence, nous, on contemple, derrière notre fenêtre, les bancs de neige qui peinent à fondre, les glaçons stalactictes qui s’allongent démesurément, les flaques de "slush" qui inondent l’allée.  Chez nous, les manteaux d’hiver ne sont pas encore remisés, les gants et les écharpes sont toujours à l’entrée et tiennent compagnie aux bottes d’hiver!  Voilà c’est le printemps, chez nous au Québec.  C’est pas la meilleure saison, c’est la pire selon moi, celle que j’aime le moins : l’hiver s’éternise, ça fond et ça splashe de partout, on est vert pâle d’avoir manqué de soleil pendant de si longs mois.

Mais il y a quand même une chose que je dois rendre au printemps québécois c’est Le Temps des Sucres.  Au gré du gel (la nuit) et du dégel (le jour), la sève des érables monte dans l’arbre et l’acériculteur entaille l’écorce des érables à sucre pour en récolter l’eau de sève, légèrement sucrée, qui se transforme, après ébullition, en sirop d’érable. 

Les jours allongent, le soleil réchauffe, les oiseaux ne sont plus très loin, on troque nos gros manteaux pour les chandails de laine et on s’en va se sucrer le bec à la cabane à sucre, un rituel saisonnier au Québec : soupe au pois, fèves au lard, jambon au sirop d’érable, oreilles de crisse (fritures de lard salé), omelettes et, comme desserts, tartes au sucre, crêpes et grands-pères (boules de pâte pochées dans le sirop d’érable) suivis de la traditionnelle tire d’érable sur la neige (caramel d’érable que l’on coule sur la neige et qui, à son contact, fige et que l’on mange comme une sucette de caramel mou).

Le temps des sucres c’est aussi le temps de cuisiner le sirop d’érable.  On le connaît beaucoup en version sucrée mais il est terriblement délicieux dans les plats salés.  C’est d’ailleurs de cette façon que je le préfère.  Comble du bonheur,  Ricardo y consacre un dossier spécial ce printemps dans son magazine.  J’ai déjà fait trois recettes; toutes trois sont d’ores et déjà adoptées et celle que je choisis de vous faire découvrir est un subtil mélange de sucré-salé asiatique marié à une cuisson longue d’un bon gros morceau de boeuf…à faire et à refaire sans modération!

Tout compte fait le printemps est plutôt agréable… ;-)

BOEUF BRAISÉ AU TAMARI ET À L’ÉRABLE

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Selon une recette du magazine culinaire Ricardo

  1. Préchauffer le four à 170c. (325f.)

  2. Faire saisir le boeuf de tous les côtés. Saler et poivrer.  Réserver.

  3. Dans la même sauteuse, dorer l’oignon

  4. Ajouter le poivre, le piment et les graines de coriandre et laisser cuire 1 minute de pus.

  5. Remettre la viande et ajouter les liquides.

  6. Porter à ébullition puis couvrir.

  7. Enfourner pour 2h30 selon la recette; je l’ai laissé cuire 4h00 à 150 c. (300 f.) en enlevant le couvercle les 30 dernières minutes de cuisson pour laisser épaissir le fond de sauce.

  8. Servir avec des feuilles de coriandre et des graines de sésame.

  9. Bien évidemment, encore meilleur le lendemain… 

Attention : vous pourriez développer une dépendance à ce plat

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